Le temps me manque pour dire à quel point,
Par ce silence, mutisme, que je ne hais point,
Toute la grâce de ces sourires pour moi,
A été l’amour, un temps, le seul émoi.

Dans mes souvenirs, mes rêves aussi
Tu me reviens, implorant mon envie
De te revoir sans t’attendre afin
Que le soir, je ne pense plus enfin.

Tu rythmes mes jours, tu rythmes mes nuits ;
Je me demande sans quoi ma profonde nostalgie
Pourrait me résoudre à ce que ça ne soit plus lui.

Ton regard me pèse, ton regard m’attriste,
Ton sourire me pleure sans qui pourtant j’existe,
Je suis alors comme toi, un oubli, mutisme.

Mutisme.

C’te mouche éclatée
Par c’livre oublié,
D’mauvaise qualité
Le voilà jeté.

Fausse littérature
D’vant tant d’envergure ;
Nom pourtant connu,
Il n’en faudrait plus.

La vie est trop courte
Pour lire d’mauvais livres.
Assez toutes ces croûtes,

Nous n’en pouvons plus ;
Jamais, plus jamais,
Nous n’en voulons plus.

Immolé par ce passé que je tente, en vain, d’oublier,
Nonobstant tu m’as fait, une fois, ne pas y songer.
Confronté une fois encore à moi-même, faisant face,
Oubliant ce faux-fuyant qui me tracasse.
N’avançant qu’à petits pas, je marche jusqu’à ne plus être,
N’essayant pas de combattre mon mal-être ;
Un unique nom répondant au nom de l’Inconnu.

Sans nom.

Si vite oublié
De cette image marquée,
Je suis sur la touche
Bien avant d’avoir le doute.

Je voudrais disparaître
Vingt milles lieues sous les mers,
Ou bien six pieds sous terre,
M’éloignant de ce reitre.

Évincé, oublié, marqué
Au fer rouge. J’attendais
Que tu me viennes et que
Tu me fasses tes aveux.

Disparition momentanée.


À travers ce vent qui m’accapare, je ne peux me résoudre à oublier. Il m’est impossible d’oublier tout ce temps passé accompagné. À l’approche de cette journée tant abhorrée, tout revient à la surface noyant mon visage dans ses souvenirs. Ils ne cessent de se multiplier et ceux que j’avais oublié ne manque pas de me torturer.

Indéniablement, même en me disant de ne pas y penser, rien n’est plus présent que cet état ; et par delà tout ce temps impie proliférant sans cesse et sans retour à l’égard de ma vie dont je ne sais que faire, les sentiments sont bien là.

J’eus l’espoir d’un jour l’avoir, mais il n’en est rien et ce n’est qu’inchangé. Mais j’ai l’espoir d’un jour voir renaître en moi cette assonance, de partage et de confiance.

Retour aux sources.

J’entrevois par la fenêtre les nuages qui me bousculent,
Qui dedans ma tête paraissent comme des majuscules.
Je sens le vent qui passe et me caresse le cou,
À travers cette impasse qui coule sur mes joues.

Les oiseaux chantent et bourdonnent les abeilles,
L’hiver est pontifiant et venant refroidir mes oreilles.
Couché sur son banc, sous les branchages feuillus,
Le chat dort sur son flanc, son ventre ne respire plus.

Paisiblement.

Catégories

Tags

Archives

Liens