Justin Folger.
- 29 mai 2010
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« Journal plaintif d'un jeune homme inutile »

Gravir le Mont Fuji et y apprécier le lever du soleil par-dessus les nuages.
Écrire un roman de cinq cents pages que ses lecteurs trouveront trop court.
Savoir peindre comme Caspar David Friedrich.
Interpréter Richard III à la Comédie-Française.
Avoir un tableau de Salvador Dalí dans mon bureau.
Rester en silence au moins un mois dans un monastère.
Gagner le Prix Goncourt.
Ne pas me réveiller d’une anesthésie générale.
Savoir jouer du jazz comme Jamie Cullum.

Je pense que l’amour dure un temps. Temps au-delà duquel, tout fini par se rompre naturellement et indéniablement. Du couple qui, au fil des années, se parle de moins en moins, jusqu’à ne plus se dire un mot et ne plus se toucher, pour en finir par se taper la meilleure amie de sa femme ; au garçon qui se dit qu’il ne vivra jamais l’amour, mais qui se demande au fond de lui-même s’il n’y a pas d’autres échappatoires pour vivre sa vie.
Chaque matin se lève pour un jour nouveau qui n’est autre que la dégradation progressive et constante de la chute qu’était la veille. Chaque demie journée, chaque heure, chaque minute même, tout est toujours pareil au détail près que cette déchéance qui s’éprend de notre putain de vie ne cesse de s’accroître jusqu’à nous bouffer entièrement.
Viendra un jour où les questions n’auront plus de réponses, que les questions n’auront plus de sens… Qu’adviendra-t-il alors du sens de la vie ? Serait-ce là que réside la substantifique moelle de notre existence qui court devant nous sans jamais pouvoir l’attraper ?
Tout semble nous faire croire que la simplicité demeure. Mais il n’en est rien, et celui qui a dit que l’amour triomphe de tout est un crétin. Une clope, et la vie continue.

Et c’est reparti, encore une diatribe complaisante imbibée de Whisky sur ce putain de bon vieux temps. À croire que ma pauvre âme est née trop tard pour savoir ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue.
[...]
Je suis là, assis au bord du monde, aux confins de la civilisation occidentale, désespéré au point d’être prêt à tout pour éprouver quelque chose en attendant la fin des temps…

Après six ans d’absence depuis son premier album, Arnaud Fleurent-Didier nous revient avec une voix fragile et touchante, nous racontant à travers une autofiction masquée sa vie sexuelle, amoureuse face à un questionnement existentiel, l’héritage familial, la politique, la France, la culture et ses illusions perdues. Mais La Reproduction est aussi un retour aux années 60-70 à partir desquelles il nous raconte son enfance, sa relation avec ses parents, ses grands-parents, l’Occupation, Mai 68, etc.
Derrière Arnaud Fleurent-Didier se trouve une musique au genre inclassable : entre pop et chanson, entre culture et humour. Tout en traitant de sujets très personnels, Arnaud Fleurent-Didier semble faire l’unanimité. Chacun s’y retrouve dans une de ses chansons qui ont toutes quelque chose de plaisant. Un disque plutôt intelligent et réfléchi qui nous tient par ses textes.
Nouvel album d’Arnaud Fleurent-Didier, La Reproduction est un chef-d’œuvre de musicalité nous plongeant nostalgiquement dans les profondeurs des années soixante-soixante dix, tant par les arrangements musicaux que par les textes poignant et décalés.

Titre original : Into the wild.
Auteur : Jon Krakauer.
Éditeur : Presse de la cité.
Publication : 20/01/1996.
Littérature américaine.
Résumé du livre :
En 1992, le cadavre d’un jeune homme est découvert dans un bus abandonné en Alaska, au pied du mont McKinley, loin de tout lieu habité.
Fils de bonne famille, Chris McCandless aurait dû en toute logique devenir un Américain bien tranquille à l’avenir sans surprise. Mais, dès l’obtention de son diplôme universitaire, il décide de partir à l’aventure. Après avoir fait don de ses économies à une oeuvre humanitaire, il entame son périple sous un nom d’emprunt avec sa vieille voiture, qu’il abandonnera un peu plus tard.
Il sillonne le sud des Etats-Unis, subsistant grâce à de menus travaux, avant de réaliser son grand projet : s’installer au coeur de l’Alaska, seul, en communion avec la nature. Mais on ne s’improvise pas trappeur, ni homme des bois…
Ce parcours dramatique d’un jeune homme qui a voulu vivre jusqu’au bout son impossible idéal est retracé par Jon Krakauer, l’auteur du best-seller Tragédie à l’Everest. Livre-culte dans le monde entier, Into the Wild a d’emblée fasciné Sean Penn, qui en a réalisé une adaptation cinématographique applaudie par la critique américaine.
La critique :
Après avoir vu le chef-d’œuvre cinématographie de Sean Penn, l’adaptation de la biographie de Chris McCandless de Jon Krakauer, j’ai voulu découvrir une autre vision de l’œuvre. J’ai donc commencé à lire le livre éponyme. Mais quelle énorme déception à la lecture de celui-ci. Il me tombait des mains à chacune des pages qui se tournait au grand désespoir de mes yeux voyant ce style bien trop chargé.
La bouffée d’air frais tout en remise en question de soi et de la société que nous offre Sean Penn est pratiquement inexistante dans le livre. Je l’ai trouvé particulièrement ennuyeux et sans intérêt.
Bien que l’ouvrage soit illustré par quelques cartes afin d’y suivre le périple du héros, l’auteur nous perd dès le premier quart du livre. Un livre qui n’est au final qu’un amas de noms propres, qu’il s’agisse d’autres personnes, de villes, de routes, de lieux, etc. Car en effet, il se trouve que sous sa couverture, ce livre ne parle guère plus de Chris McCandless que d’Everett Ruess ou encore John Muir.
[...]
En somme, une perle cinématographique pour un livre que c’est pas la peine.

Combien de temps ai-je attendu ?
Je ne m’en souviens même plus.
Des milliers de larmes coulent,
Mes sentiments en découlent.
Mon cœur s’est déchiré
Dès que je t’ai croisé.
Je marche sur tes pas,
Pour me rapprocher de toi.
J’eus le temps de penser,
À toutes ces années
Où tu occupais ma vie,
Le jour comme la nuit.
Tu étais là… mais loin de moi.
Une heure seulement pour se parler
De tout comme de rien
J’ai pu te faire rigoler,
Maintenant c’est le calme plein.
Tu déploies ton beau sourire
Et ton regard brun foncé
Je te regarde à en mourir,
Je voudrais tellement t’embrasser.
J’eus le temps de penser,
À toutes ces années
Où tu occupais ma vie,
Le jour comme la nuit.
Tu étais là… mais loin de moi.

C’était la plus grossière erreur,
D’être venu ce soir là,
Alors que je tremblais de peur,
Tu as posé tes lèvres sur moi.
Depuis tout s’est enflammé,
Le jour où je t’ai vu.
Tu as troublé toutes mes pensées
Depuis ce moment tellement voulu.
Je suis en chute libre, je suis en chute libre.
Je suis en chute libre d’amour pour toi.
Je crains que le temps n’y change rien,
Et peu importe mes sentiments,
Tu seras toujours aussi loin.
Je dois subir ce châtiment.
Je ne cesse d’y resonger,
Mes yeux plongés dans ton regard,
Ce tendre et si doux baiser,
Qui a fait emplir mon espoir.
Je suis en chute libre, je suis en chute libre.
Je suis en chute libre d’amour pour toi.
Il faudrait maintenant que je t’oublie,
Et qu’enfin je ferme les yeux,
Pour que mon amour ait faibli
Que ta voix s’atténue en ce lieu.
Mais ta peau détient cette douceur
De laquelle je ne veux me détacher
Elle qui, pareille à ton odeur
Je ne peux plus oublier.
Je suis en chute libre, je suis en chute libre.
Je suis en chute libre d’amour pour toi.
J’ai en vain voulu te revoir,
Mais la raison s’est interposée
Je comprends que tu ne veuilles pas décevoir,
Le seul homme que tu as aimé.
Qui suis-je pour concevoir,
Qu’à travers les larmes de mes yeux,
Un avenir qui soit moins noir
Puisse faire que nous soyons heureux ?
Je suis en chute libre, je suis en chute libre.
Je suis en chute libre d’amour pour toi.