Sous ce vent soufflant au cœur
De ce sable qui se meurt,
La mer calme qui s’évade,
Scintillante de bonheur,
Reflétant sa belle couleur.

Bleuté ensoleillé.

Comment est-il (qu’)uniforme
De quelque soit sa forme,
Qu’il fut un donneur
D’une partie de son cœur ?

Bien qu’étant attracteur
Et ce, même avant l’heure,
Malgré tout son sens,
Je lui ai perdu son essence.

Organisée.


À travers ce vent qui m’accapare, je ne peux me résoudre à oublier. Il m’est impossible d’oublier tout ce temps passé accompagné. À l’approche de cette journée tant abhorrée, tout revient à la surface noyant mon visage dans ses souvenirs. Ils ne cessent de se multiplier et ceux que j’avais oublié ne manque pas de me torturer.

Indéniablement, même en me disant de ne pas y penser, rien n’est plus présent que cet état ; et par delà tout ce temps impie proliférant sans cesse et sans retour à l’égard de ma vie dont je ne sais que faire, les sentiments sont bien là.

J’eus l’espoir d’un jour l’avoir, mais il n’en est rien et ce n’est qu’inchangé. Mais j’ai l’espoir d’un jour voir renaître en moi cette assonance, de partage et de confiance.

Retour aux sources.

J’entrevois par la fenêtre les nuages qui me bousculent,
Qui dedans ma tête paraissent comme des majuscules.
Je sens le vent qui passe et me caresse le cou,
À travers cette impasse qui coule sur mes joues.

Les oiseaux chantent et bourdonnent les abeilles,
L’hiver est pontifiant et venant refroidir mes oreilles.
Couché sur son banc, sous les branchages feuillus,
Le chat dort sur son flanc, son ventre ne respire plus.

Paisiblement.

Ces vapeurs subjectives me brûlent le visage. Caustiques, elles me rongent et m’endolorissent. Prisonnier, cette chaleur m’attaque et me freine dans ce que j’entreprends, et je me sens au fur et à mesure disparaître peu à peu pour n’être plus que rien. J’écris sans voir par quoi ma main noircit ma feuille. Ma vue est altérée par cette atmosphère pesante. Maux pour mots, ma lucidité intellectuelle s’estompe pour ne laisser place qu’à des cognements intérieurs. Mais avec le temps, ils s’estompent et me libèrent enfin.

Sulfonique.

Une nouvelle rencontre, et tout renaît. C’est le moment des réminiscences questionnaires. S’ensuit l’éternel questionnement de soi, et les interrogations nous écrasent. La hâte est trop grande et mon esprit s’évade à imaginer un futur peut-être inimaginable.

Tel un petit film, des évènements défilent dans mon esprit à la manière des derniers souvenirs vus avant l’antichambre céleste. Un sentiment de désir de ne plus être seul, d’être accompagné me submerge.

À quoi bon se faire ce mal à se créer une vie intellectuelle ; il faut la vivre. Mon subconscient agit avec promptitude à s’emparer de ces moments : avec diligence.

Hâte de l’esprit.


Je ne me doutais pas un instant que ce regard fût le dernier. Au détour de ses yeux bruns qui me traversent, changeant irrémédiablement ma vie, qu’elle ne fut plus jamais telle que je la connaissais avant. Mais au beau soir où la musique se faisait entendre, tout s’effaça lorsque je vis ce regard poignant qui m’avait tant bouleversé et que je n’eusse jamais réussi à oublier. Dès lors, je n’étais plus le même ; j’étais ailleurs, comme un autre homme.

Était-ce vraiment la fin, l’ultime fois que je visse ses lèvres ? J’étais dévasté à l’idée que cela puisse être vrai. Tantôt dans une autre vie, un univers des plus merveilleux, tantôt ravagé par l’idée que ces quelques instants seraient peut-être bien les derniers qu’il pouvait m’offrir, je voguais à travers mes sentiments.

Ses cheveux châtain foncé virevoltant au vent telles les feuilles tombantes d’automne ; Dieu que j’ai rêvé de pouvoir, ne serait-ce qu’une fois passer mes doigts, ma main, dans ces nues. Sa façon si élégante qu’il a de se libérer la vue en les remettant par un geste sensuel de la main au dessus de sa tête.

Alors que des mois ont passés et que je me donnais tant bien que mal à essayer, en vain, de l’oublier un peu, il fit de nouveau son apparition. Comme si le temps était figé : la pluie semblait flotter dans les airs, on eût presque la possibilité de l’attraper dans nos mains ; les sons paraissaient dissous dans l’espace temps, toutes les lèvres parlaient pour ne rien dire ; mais à travers cette panne de sens, les odeurs persistaient et étaient de plus belles.

Il marchait, là. Presque au ralenti. Ses cheveux instables au travers desquels le vent se faufilait. Et son regard frappant regardait devant lui. Sans comprendre pourquoi, l’émotion s’empara de moi. Je ne pouvais me retenir de faire couler mes larmes. Elles coulaient sans cesse sur mes joues rosies par le froid, et je voyais. Je voyais à travers ces gouttelettes larmoyantes et scintillantes ce jeune homme marchant d’un pas calme et serein.

Alors que moi, de l’autre côté de la rue je le regardais, je ne pouvais l’atteindre. J’étais cet ange déchu incapable de voler, privé de ses ailes sans lesquelles il ne peut survivre. Un très léger sourire aux lèvres, je continuais ma route, m’enfonçant peu à peu, un peu plus, jour après jour.

© Compendium d’Écrits, février 2010

Je te retrouverai…

Un point s’illumine dans mon esprit. Littéraire plus qu’autre chose bien qu’étant dans une section scientifique avec chimie comme spécialité, je m’interroge sur mon avenir. Moi qui m’étais tracé une voie future vers la chimie et la science ; quoi qu’un peu vague. Mais une nouvelle option à laquelle je n’avais pas pensé jusque là vient troubler mes projets : la fac de lettres.

Depuis quelques temps maintenant, après avoir eu cette idée, je me renseigne sur la fac de lettres en général et également sur celle se trouvant à Nancy où, éventuellement je pourrais aller y faire mes études. De l’enseignement aux professeurs en passant par les options : j’étudie tout scrupuleusement.

Étrange renversement de situation quand on sait qu’étant petit, en primaire et au collège, je faisais certainement partie des moins bons en langue française. Rien à faire, j’étais pratiquement incapable d’écrire une phrase sans faute. Mais maintenant je suis un des meilleurs de ma classe quant à la langue française ce qui me valu la deuxième place dans cette matière l’année dernière. Lorsque quelqu’un a un doute sur un mot, un phrase — qu’il s’agisse d’élèves ou de professeurs — c’est souvent à moi qu’on demande mon avis. Je suis désormais le nouveau correcteur orthographique de la classe.

J’aime d’ailleurs assez comparer mon parcours à celui de Daniel Pennac, parcours qu’il raconte dans son essai Chagrin d’école où comment un cancre et particulièrement en français devient professeur de cette même matière.

Toujours est-il que je me pose la question de si je dois ou non aller en fac de lettres. Pour quoi faire ? À part étudier le français, les langues et la littérature, je n’ai pas vraiment d’idée de métier que je pourrais ou voudrais exercer après la fac. Souvent, ces études amènent à devenir professeur. Ai-je envie d’en être ? Pas si sûr même si certains points me donnent envie. Il y a l’édition qui me plairait beaucoup, mais les portes de ce monde sont relativement fermées.

Que pourrais-je faire après une fac de lettres ? C’est la question principale que je me pose pour donner un sens à ces études.

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