Le temps me manque pour dire à quel point,
Par ce silence, mutisme, que je ne hais point,
Toute la grâce de ces sourires pour moi,
A été l’amour, un temps, le seul émoi.

Dans mes souvenirs, mes rêves aussi
Tu me reviens, implorant mon envie
De te revoir sans t’attendre afin
Que le soir, je ne pense plus enfin.

Tu rythmes mes jours, tu rythmes mes nuits ;
Je me demande sans quoi ma profonde nostalgie
Pourrait me résoudre à ce que ça ne soit plus lui.

Ton regard me pèse, ton regard m’attriste,
Ton sourire me pleure sans qui pourtant j’existe,
Je suis alors comme toi, un oubli, mutisme.

Mutisme.

Quatre ans de création et d’innovation à l’aurore de ce tissage. Mais pendant que mon regard était dirigé devant moi, je n’ai pas vu que mon admiration et ma motivation première avait fermé ses yeux. Il lui aura fallut dix ans pour finir par s’en aller sans un mot. Son chemin s’est arrêté ici, là où le mien à commencé.

La console qu’était se consolide en moi et fais continuer ce bout de chemin et d’espoir qui avait été transporté par un grand nombre, et durant de longues années qui, finalement s’avèrent être bien courtes.

Toute une histoire, toute une passion ; en somme : toute une vie. Au commencement n’était que quelques idées, qui se sont construites et ont finies par aboutir. J’espère également que ça ne sera qu’un au revoir et que ce à quoi je dois ma trajectoire reviendra parmi nous, plus grand, plus en forme et pour plus longtemps que jamais.

Taudis de consolation.

Je suis piégé et voilà des mois que je me torture à toujours essayer, encore et encore, de sortir de cet étau métallique. La grossesse arrive à son terme mais la folle tendresse qui m’habite ne semble pas vouloir me libérer.

Mais que faire lorsque cette mathématique refait surface, balayant tout les axiomes sur son passage ? Monômes, binôme dépourvu de son second degré. Dés-équationne-toi.

Tu t’accroches à moi ne me laissant plus respirer et m’empêchant d’avancer alors que je n’ai qu’un pas à faire. Une personne peut changer un homme à jamais ; et les changements ne sont pas toujours ceux que l’on attendait. C’est un gouffre en moi, un piège qui n’attend que de me faire exploser.

Tendresse de l’imparfait ou impasse magistrale, je suis engagé. Engagé dans le temps, dans l’espoir. Il faut s’arrêter. Disproportionnalité impromptue de cette durée interrompue.

Pourquoi regarder en arrière et se mettre face à ce baiser ; alors que le travail change, l’espoir change, la relation change, le pouvoir change, la vie change, la famille change, l’amour change, tout change ? Fais changer un homme, fais changer un destin ; fais-moi changer pour que je puisse de nouveau marcher.

Libère-moi de ton démon, même si l’explosion ne laisse que quelques cendres de mon âme, des poussières de mon cœur.

L’islandais est une langue à inflexion : les mots changent de formes en fonction de leur cas.

Il existe quatre cas en islandais :

Cas

Fonction dans la phrase

N

Nominatif

Sujet

A

Accusatif

COD

D

Datif

COI

G

Génitif

Complément de Nom

Se déclinent :

— les noms (masculins, féminins, neutres).
— l’article défini.
— les pronoms (personnels, possessif, démonstratif, interrogatif).
— les adjectifs.
— les chiffres de 1 à 4.
— les verbes.

C’te mouche éclatée
Par c’livre oublié,
D’mauvaise qualité
Le voilà jeté.

Fausse littérature
D’vant tant d’envergure ;
Nom pourtant connu,
Il n’en faudrait plus.

La vie est trop courte
Pour lire d’mauvais livres.
Assez toutes ces croûtes,

Nous n’en pouvons plus ;
Jamais, plus jamais,
Nous n’en voulons plus.

A | a se prononce généralement « a » sauf devant ng et nk où la lettre se prononce « ao ».
Á | á se prononce « ao ».

AU | au se prononce « euï ».

B | b se prononce « b ».

D | d se prononce « d ».
Ð | ð se prononce « th » comme un « z » zozoté.

E | e se prononce « è ».

EI | ei se prononce « ». Idem pour « ey ».

F | f se prononce « f » devant k, s et t et en position d’initiale ; se prononce « p » à
l’intérieur d’un mot devant l et n ; se prononce « v » dans tous les autres cas.

G | g se prononce « gu » en position d’initiale devant a, á, o, ó, u, ú et ö. ; se prononce « gui » en initiale devant e, i, í, y, ý, æ, j ; se prononce « rh » en position intermédiaire et en fin de mot ; se prononce « y » après une voyelle et devant i ou j.

H | h se prononce « h » fortement aspiré sauf devant le v où l’on prononce « k ».

I | i se prononce « é » sauf devant ng, nk et gi où l’on prononce « i ».
Í | í se prononce « i ».

J | j se prononce « y ».

K | k se prononce « k » sauf en position d’initiale devant e, i, í, y, ý, æ et où l’on prononce « ki », au milieu d’un mot devant k, l et n on prononce « h » et enfin « gh » devant s et t.

L | l se prononce « l ».
LL | ll se prononce « tl ».

M | m se prononce « m ».

N | n se prononce « n ».
NN | nn se prononce « tn » après á, é, í, ú, æ, ei, ey et au. Dans tous les autres cas, on prononce « nn ».

O | o se prononce « o ».
Ó | ó se prononce « au ».

P | p se prononce « p » sauf en position intermédiaire avant l, n ou p où l’on prononce « hp » et devant un t où l’on prononce « f ».

R | r se prononce « r roulé » sauf devant l ou n où l’on doit prononcer « rt ».

S | s se prononce « s ».

T | t se prononce « t » sauf devant l, n et to où l’on prononce « ht ».

U | u se prononce « u » sauf devant ng et nk où l’on doit dire : « ou ».
Ú | ú se prononce « ou ».

V | v se prononce « v ».

X | x se prononce « ghss ».

Y | y se prononce « é » sauf devant ng, nk et gi où l’on prononce « i ».
Ý | ý se prononce « i ».

Þ | þ se prononce « th » comme un « s » zozoté.

Æ | æ se prononce « ».

Ö | ö se prononce « eu » sauf devant ng et nk où l’on doit prononcer « euï ».

Immolé par ce passé que je tente, en vain, d’oublier,
Nonobstant tu m’as fait, une fois, ne pas y songer.
Confronté une fois encore à moi-même, faisant face,
Oubliant ce faux-fuyant qui me tracasse.
N’avançant qu’à petits pas, je marche jusqu’à ne plus être,
N’essayant pas de combattre mon mal-être ;
Un unique nom répondant au nom de l’Inconnu.

Sans nom.

Si vite oublié
De cette image marquée,
Je suis sur la touche
Bien avant d’avoir le doute.

Je voudrais disparaître
Vingt milles lieues sous les mers,
Ou bien six pieds sous terre,
M’éloignant de ce reitre.

Évincé, oublié, marqué
Au fer rouge. J’attendais
Que tu me viennes et que
Tu me fasses tes aveux.

Disparition momentanée.

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