Je pense que l’amour dure un temps. Temps au-delà duquel, tout fini par se rompre naturellement et indéniablement. Du couple qui, au fil des années, se parle de moins en moins, jusqu’à ne plus se dire un mot et ne plus se toucher, pour en finir par se taper la meilleure amie de sa femme ; au garçon qui se dit qu’il ne vivra jamais l’amour, mais qui se demande au fond de lui-même s’il n’y a pas d’autres échappatoires pour vivre sa vie.
Chaque matin se lève pour un jour nouveau qui n’est autre que la dégradation progressive et constante de la chute qu’était la veille. Chaque demie journée, chaque heure, chaque minute même, tout est toujours pareil au détail près que cette déchéance qui s’éprend de notre putain de vie ne cesse de s’accroître jusqu’à nous bouffer entièrement.
Viendra un jour où les questions n’auront plus de réponses, que les questions n’auront plus de sens… Qu’adviendra-t-il alors du sens de la vie ? Serait-ce là que réside la substantifique moelle de notre existence qui court devant nous sans jamais pouvoir l’attraper ?
Tout semble nous faire croire que la simplicité demeure. Mais il n’en est rien, et celui qui a dit que l’amour triomphe de tout est un crétin. Une clope, et la vie continue.
Et c’est reparti, encore une diatribe complaisante imbibée de Whisky sur ce putain de bon vieux temps. À croire que ma pauvre âme est née trop tard pour savoir ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue.
[...]
Je suis là, assis au bord du monde, aux confins de la civilisation occidentale, désespéré au point d’être prêt à tout pour éprouver quelque chose en attendant la fin des temps…