
Le temps me manque pour dire à quel point,
Par ce silence, mutisme, que je ne hais point,
Toute la grâce de ces sourires pour moi,
A été l’amour, un temps, le seul émoi.
Dans mes souvenirs, mes rêves aussi
Tu me reviens, implorant mon envie
De te revoir sans t’attendre afin
Que le soir, je ne pense plus enfin.
Tu rythmes mes jours, tu rythmes mes nuits ;
Je me demande sans quoi ma profonde nostalgie
Pourrait me résoudre à ce que ça ne soit plus lui.
Ton regard me pèse, ton regard m’attriste,
Ton sourire me pleure sans qui pourtant j’existe,
Je suis alors comme toi, un oubli, mutisme.