
Quatre ans de création et d’innovation à l’aurore de ce tissage. Mais pendant que mon regard était dirigé devant moi, je n’ai pas vu que mon admiration et ma motivation première avait fermé ses yeux. Il lui aura fallut dix ans pour finir par s’en aller sans un mot. Son chemin s’est arrêté ici, là où le mien à commencé.
La console qu’était se consolide en moi et fais continuer ce bout de chemin et d’espoir qui avait été transporté par un grand nombre, et durant de longues années qui, finalement s’avèrent être bien courtes.
Toute une histoire, toute une passion ; en somme : toute une vie. Au commencement n’était que quelques idées, qui se sont construites et ont finies par aboutir. J’espère également que ça ne sera qu’un au revoir et que ce à quoi je dois ma trajectoire reviendra parmi nous, plus grand, plus en forme et pour plus longtemps que jamais.

Je suis piégé et voilà des mois que je me torture à toujours essayer, encore et encore, de sortir de cet étau métallique. La grossesse arrive à son terme mais la folle tendresse qui m’habite ne semble pas vouloir me libérer.
Mais que faire lorsque cette mathématique refait surface, balayant tout les axiomes sur son passage ? Monômes, binôme dépourvu de son second degré. Dés-équationne-toi.
Tu t’accroches à moi ne me laissant plus respirer et m’empêchant d’avancer alors que je n’ai qu’un pas à faire. Une personne peut changer un homme à jamais ; et les changements ne sont pas toujours ceux que l’on attendait. C’est un gouffre en moi, un piège qui n’attend que de me faire exploser.
Tendresse de l’imparfait ou impasse magistrale, je suis engagé. Engagé dans le temps, dans l’espoir. Il faut s’arrêter. Disproportionnalité impromptue de cette durée interrompue.
Pourquoi regarder en arrière et se mettre face à ce baiser ; alors que le travail change, l’espoir change, la relation change, le pouvoir change, la vie change, la famille change, l’amour change, tout change ? Fais changer un homme, fais changer un destin ; fais-moi changer pour que je puisse de nouveau marcher.
Libère-moi de ton démon, même si l’explosion ne laisse que quelques cendres de mon âme, des poussières de mon cœur.