À travers ce vent qui m’accapare, je ne peux me résoudre à oublier. Il m’est impossible d’oublier tout ce temps passé accompagné. À l’approche de cette journée tant abhorrée, tout revient à la surface noyant mon visage dans ses souvenirs. Ils ne cessent de se multiplier et ceux que j’avais oublié ne manque pas de me torturer.
Indéniablement, même en me disant de ne pas y penser, rien n’est plus présent que cet état ; et par delà tout ce temps impie proliférant sans cesse et sans retour à l’égard de ma vie dont je ne sais que faire, les sentiments sont bien là.
J’eus l’espoir d’un jour l’avoir, mais il n’en est rien et ce n’est qu’inchangé. Mais j’ai l’espoir d’un jour voir renaître en moi cette assonance, de partage et de confiance.
J’entrevois par la fenêtre les nuages qui me bousculent,
Qui dedans ma tête paraissent comme des majuscules.
Je sens le vent qui passe et me caresse le cou,
À travers cette impasse qui coule sur mes joues.
Les oiseaux chantent et bourdonnent les abeilles,
L’hiver est pontifiant et venant refroidir mes oreilles.
Couché sur son banc, sous les branchages feuillus,
Le chat dort sur son flanc, son ventre ne respire plus.