Je pense que l’amour dure un temps. Temps au-delà duquel, tout fini par se rompre naturellement et indéniablement. Du couple qui, au fil des années, se parle de moins en moins, jusqu’à ne plus se dire un mot et ne plus se toucher, pour en finir par se taper la meilleure amie de sa femme ; au garçon qui se dit qu’il ne vivra jamais l’amour, mais qui se demande au fond de lui-même s’il n’y a pas d’autres échappatoires pour vivre sa vie.

Chaque matin se lève pour un jour nouveau qui n’est autre que la dégradation progressive et constante de la chute qu’était la veille. Chaque demie journée, chaque heure, chaque minute même, tout est toujours pareil au détail près que cette déchéance qui s’éprend de notre putain de vie ne cesse de s’accroître jusqu’à nous bouffer entièrement.

Viendra un jour où les questions n’auront plus de réponses, que les questions n’auront plus de sens… Qu’adviendra-t-il alors du sens de la vie ? Serait-ce là que réside la substantifique moelle de notre existence qui court devant nous sans jamais pouvoir l’attraper ?

Tout semble nous faire croire que la simplicité demeure. Mais il n’en est rien, et celui qui a dit que l’amour triomphe de tout est un crétin. Une clope, et la vie continue.

La Vision globale.


Et c’est reparti, encore une diatribe complaisante imbibée de Whisky sur ce putain de bon vieux temps. À croire que ma pauvre âme est née trop tard pour savoir ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue.

[...]

Je suis là, assis au bord du monde, aux confins de la civilisation occidentale, désespéré au point d’être prêt à tout pour éprouver quelque chose en attendant la fin des temps…

Diatribe.


Combien de temps ai-je attendu ?
Je ne m’en souviens même plus.
Des milliers de larmes coulent,
Mes sentiments en découlent.

Mon cœur s’est déchiré
Dès que je t’ai croisé.
Je marche sur tes pas,
Pour me rapprocher de toi.

J’eus le temps de penser,
À toutes ces années
Où tu occupais ma vie,
Le jour comme la nuit.
Tu étais là… mais loin de moi.

Une heure seulement pour se parler
De tout comme de rien
J’ai pu te faire rigoler,
Maintenant c’est le calme plein.

Tu déploies ton beau sourire
Et ton regard brun foncé
Je te regarde à en mourir,
Je voudrais tellement t’embrasser.

J’eus le temps de penser,
À toutes ces années
Où tu occupais ma vie,
Le jour comme la nuit.
Tu étais là… mais loin de moi.

Loin de moi.


C’était la plus grossière erreur,
D’être venu ce soir là,
Alors que je tremblais de peur,
Tu as posé tes lèvres sur moi.

Depuis tout s’est enflammé,
Le jour où je t’ai vu.
Tu as troublé toutes mes pensées
Depuis ce moment tellement voulu.

Je suis en chute libre, je suis en chute libre.
Je suis en chute libre d’amour pour toi.

Je crains que le temps n’y change rien,
Et peu importe mes sentiments,
Tu seras toujours aussi loin.
Je dois subir ce châtiment.

Je ne cesse d’y resonger,
Mes yeux plongés dans ton regard,
Ce tendre et si doux baiser,
Qui a fait emplir mon espoir.

Je suis en chute libre, je suis en chute libre.
Je suis en chute libre d’amour pour toi.

Il faudrait maintenant que je t’oublie,
Et qu’enfin je ferme les yeux,
Pour que mon amour ait faibli
Que ta voix s’atténue en ce lieu.

Mais ta peau détient cette douceur
De laquelle je ne veux me détacher
Elle qui, pareille à ton odeur
Je ne peux plus oublier.

Je suis en chute libre, je suis en chute libre.
Je suis en chute libre d’amour pour toi.

J’ai en vain voulu te revoir,
Mais la raison s’est interposée
Je comprends que tu ne veuilles pas décevoir,
Le seul homme que tu as aimé.

Qui suis-je pour concevoir,
Qu’à travers les larmes de mes yeux,
Un avenir qui soit moins noir
Puisse faire que nous soyons heureux ?

Je suis en chute libre, je suis en chute libre.
Je suis en chute libre d’amour pour toi.

En chute libre.


Le temps me manque pour dire à quel point,
Par ce silence, mutisme, que je ne hais point,
Toute la grâce de ces sourires pour moi,
A été l’amour, un temps, le seul émoi.

Dans mes souvenirs, mes rêves aussi
Tu me reviens, implorant mon envie
De te revoir sans t’attendre afin
Que le soir, je ne pense plus enfin.

Tu rythmes mes jours, tu rythmes mes nuits ;
Je me demande sans quoi ma profonde nostalgie
Pourrait me résoudre à ce que ça ne soit plus lui.

Ton regard me pèse, ton regard m’attriste,
Ton sourire me pleure sans qui pourtant j’existe,
Je suis alors comme toi, un oubli, mutisme.

Mutisme.

Quatre ans de création et d’innovation à l’aurore de ce tissage. Mais pendant que mon regard était dirigé devant moi, je n’ai pas vu que mon admiration et ma motivation première avait fermé ses yeux. Il lui aura fallut dix ans pour finir par s’en aller sans un mot. Son chemin s’est arrêté ici, là où le mien à commencé.

La console qu’était se consolide en moi et fais continuer ce bout de chemin et d’espoir qui avait été transporté par un grand nombre, et durant de longues années qui, finalement s’avèrent être bien courtes.

Toute une histoire, toute une passion ; en somme : toute une vie. Au commencement n’était que quelques idées, qui se sont construites et ont finies par aboutir. J’espère également que ça ne sera qu’un au revoir et que ce à quoi je dois ma trajectoire reviendra parmi nous, plus grand, plus en forme et pour plus longtemps que jamais.

Taudis de consolation.

Je suis piégé et voilà des mois que je me torture à toujours essayer, encore et encore, de sortir de cet étau métallique. La grossesse arrive à son terme mais la folle tendresse qui m’habite ne semble pas vouloir me libérer.

Mais que faire lorsque cette mathématique refait surface, balayant tout les axiomes sur son passage ? Monômes, binôme dépourvu de son second degré. Dés-équationne-toi.

Tu t’accroches à moi ne me laissant plus respirer et m’empêchant d’avancer alors que je n’ai qu’un pas à faire. Une personne peut changer un homme à jamais ; et les changements ne sont pas toujours ceux que l’on attendait. C’est un gouffre en moi, un piège qui n’attend que de me faire exploser.

Tendresse de l’imparfait ou impasse magistrale, je suis engagé. Engagé dans le temps, dans l’espoir. Il faut s’arrêter. Disproportionnalité impromptue de cette durée interrompue.

Pourquoi regarder en arrière et se mettre face à ce baiser ; alors que le travail change, l’espoir change, la relation change, le pouvoir change, la vie change, la famille change, l’amour change, tout change ? Fais changer un homme, fais changer un destin ; fais-moi changer pour que je puisse de nouveau marcher.

Libère-moi de ton démon, même si l’explosion ne laisse que quelques cendres de mon âme, des poussières de mon cœur.

C’te mouche éclatée
Par c’livre oublié,
D’mauvaise qualité
Le voilà jeté.

Fausse littérature
D’vant tant d’envergure ;
Nom pourtant connu,
Il n’en faudrait plus.

La vie est trop courte
Pour lire d’mauvais livres.
Assez toutes ces croûtes,

Nous n’en pouvons plus ;
Jamais, plus jamais,
Nous n’en voulons plus.

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